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Modes de résolution amiable des litiges

Quand la tentative amiable est-elle obligatoire ?

Dans un certain nombre de cas, il est obligatoire de tenter de trouver un arrangement à l’amiable avant de lancer un procès. À défaut, l’action en justice sera déclarée irrecevable.

Liste des cas :

  • un trouble anormal de voisinage ;
  • le bornage d’un terrain : fixation des limites de propriété ;
  • les distances de plantations, l’élagage des arbres ou des haies ;
  • les constructions près d’un mur mitoyen : puits, fosse d’aisance, cheminée ;
  • le curage des fossés et canaux servant à l’irrigation des propriétés ;
  • certaines servitudes, notamment celle attachée à l’écoulement des eaux, qui vous oblige à recevoir les eaux s’écoulant naturellement du terrain voisin plus haut que le vôtre ;
  • un litige dont la somme en jeu n’excède pas 5 000 € : par exemple, un conflit vous opposant à un commerçant ou un artisan.

La tentative de conciliation est obligatoire devant certaines juridictions comme le conseil de prud’hommes* ou le tribunal paritaire des baux ruraux. Dans ce dernier cas, elle est confiée au conciliateur de justice.

Pour les différends entre les particuliers et les administrations, on peut s’adresser au Défenseur des droits*.

Afin d’améliorer la qualité de vie au travail dans les établissements de santé, sociaux et médico-sociaux (et notamment les EHPAD), il est institué, pour le personnel de ces établissements, un médiateur national, ainsi que des médiateurs régionaux ou interrégionaux. Le médiateur a vocation à être saisi en cas de conflit entre un agent et sa hiérarchie, ou entre agents, dès lors qu’ils sont employés dans le même établissement. Il faut, en outre, que le différend porte une atteinte grave au fonctionnement normal du service. Les conflits sociaux sont exclus du champ de la médiation.

Quels sont les modes de résolution amiable prévus par la loi ?

Au nombre de trois :

  • la conciliation ;
  • la médiation ;
  • la procédure participative organisée par les avocats.

Le but : faire renouer le dialogue entre les personnes en conflit et les accompagner pour qu’elles trouvent elles-mêmes un accord.

La procédure devant un conciliateur est gratuite. Les deux autres modes de résolution donnent lieu au versement d’honoraires au médiateur ou aux avocats.

Comment se déroule la procédure ?

Conciliation

Lorsque le conciliateur est saisi d’une demande, il reçoit en rendez-vous le demandeur, qui lui expose les causes du litige. Selon les conciliateurs, la procédure varie :

  • certains proposent un rendez-vous à l’autre personne impliquée (le défendeur) pour entendre ses arguments, avant de les inviter ensemble à une réunion de conciliation ;
  • d’autres proposent directement une réunion de conciliation.

Médiation

La demande peut émaner de la personne en conflit ou de son avocat. Le médiateur prend contact avec l’adversaire qui doit obligatoirement donner son accord.

Une convention est établie et signée par les personnes impliquées. Elle rappelle les règles à respecter, notamment l’obligation de tenir des propos respectueux, et fixe le coût.

Le médiateur rencontre, ensuite, individuellement chaque personne en conflit, accompagnée ou non de son avocat.

Au cours d’une réunion plénière, les personnes en conflit sont réunies pour élaborer des solutions.

Procédure participative

L’avocat de chacune des parties intervient pour négocier. Tout se passe sans conciliateur, ni médiateur, ni procès. Une convention fixe les honoraires de l’avocat.

Que se passe-t-il en cas d’accord ?

L’accord peut être consigné par écrit. Mais ce n’est pas obligatoire.

Le conciliateur, le médiateur ou l’avocat peut demander l’homologation de l’accord par le juge du tribunal judiciaire, ce qui lui donne la force d’un jugement.

L’accord, s’il est signé par les avocats des personnes en conflit et enregistré auprès du greffe du tribunal, a la force exécutoire (force d’un jugement sans homologation du juge).

Sans homologation, ni force exécutoire, si une des personnes ne respecte pas l’accord, l’autre pourra saisir le tribunal judiciaire.

Que se passe-t-il en cas d’échec ?

Si l’une des personnes en conflit refuse la tentative d’accord, le conciliateur, le médiateur ou l’avocat établit un constat de carence.

Si la rencontre a lieu mais n’aboutit pas à un accord, un constat de non-accord atteste de l’échec.

Ces documents sont indispensables pour agir en justice.

BON À SAVOIR

Pour trouver :

  • un conciliateur : www.conciliateurs.fr ;
  • un médiateur : www.annuaires.justice.gouv.fr/annuaires-12162/annuaire-des-maisons-de-justice-et-du-droit-21773.html ;
  • un avocat : www.cnb.avocat.fr/fr/annuaire-des-avocats-de-france.
Loi n° 2021-1729 du 22/12/2021.Décret n° 2022-245 du 25/2/2022.
    Date de dernière mise à jour: 13/05/2022 PARTAGER SUR

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