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Obligations

Elles font partie des valeurs mobilières négociées en Bourse tout comme les actions*. Différentes par nature de ces dernières, elles permettent des placements moins risqués et demandent une gestion (théoriquement) moins complexe.

De quoi s’agit-il ?

L’obligation est une reconnaissance de dette. C’est un titre représentant un emprunt :

  • les obligations de première catégorie sont émises par l’État ou un secteur public. Elles sont garanties par l’État ;
  • les obligations de seconde catégorie sont émises par des entreprises du secteur privé ou des collectivités auxquelles l’État n’a pas accordé sa garantie.

Le porteur d’obligation est créancier de la société qui a émis le titre. Il reçoit chaque année une rémunération correspondant aux intérêts du crédit qu’il a concédé sous forme de « coupons ». Le capital lui est remboursé au bout d’un certain temps, soit en plusieurs fois par tirage au sort, soit en une seule fois à la fin de la durée de l’emprunt.

N’étant pas copropriétaire (comme l’actionnaire) mais créancier, le porteur d’obligations n’est pas solidaire en cas de défaillance de la société émettrice. Il peut se faire rembourser les sommes qu’il a avancées.

Il existe deux grandes familles d’obligations :

Les obligations à taux fixe

Elles rapportent chaque année le même intérêt. Une obligation au « nominal » (valeur du capital) de 300 € à 5 % rapportera chaque année 15 € à l’épargnant.

En revanche, le nominal variera en fonction des taux d’intérêts des nouvelles émissions d’obligations faites ultérieurement. Si le taux de ces nouvelles obligations augmente, le cours des anciennes baisse. La raison en est fort simple : les nouvelles obligations rapportent un intérêt plus élevé, les épargnants n’achèteront les anciennes (qui rapportent moins) qu’à condition de les payer moins cher. Si les cours baissent, le phénomène inverse se produit.

Ces obligations sont plutôt destinées aux épargnants qui désirent recevoir un revenu stable de leur placement quitte à risquer sur leur capital (qui peut baisser mais aussi augmenter). En période de forte inflation, elles sont défavorables.

Les obligations à taux variable

Le nominal reste inchangé pendant toute la durée de l’emprunt. En revanche, le taux d’intérêt varie en fonction des marchés financiers.

Il existe plusieurs systèmes de révision des intérêts. Exemples :

  • les obligations TMO : le taux d’intérêt est révisé chaque année en fonction de la moyenne des rendements des emprunts garantis par l’État émis durant l’année écoulée ;
  • les obligations TRO sont révisées tous les 3 ans en fonction des dernières émissions TMO ;
  • les obligations T4M sont révisées en fonction de la moyenne sur 4 mois du marché monétaire.

Contrairement aux obligations à taux fixe, elles permettent à l’épargnant de miser sur la préservation du capital mais lui fait prendre des risques sur les revenus qu’il désire tirer de ce placement. Le prix du coupon peut augmenter ou baisser au fil des années. Elles protègent également l’épargnant en période de forte inflation.

Certaines obligations sont indexées, les revenus (les coupons) ou le capital varient en fonction d’un indice donné. L’obligation d’État 7 % 1973 est indexée sur la valeur du lingot d’or par exemple.

Imposition fiscale

Les revenus des obligations sont imposables aux prélèvements sociaux et à l’impôt sur le revenu (voir Imposition des intérêts, revenus d’obligations*).

Où s’adresser ?

Auprès d’un établissement financier.

On peut acheter des obligations au moment de leur émission (« marché primaire ») ou des obligations d’occasion en Bourse (« marché secondaire »).

Le prix de vente, du fait de la variation des cours, ne correspond pas à la valeur nominale de l’obligation. Elles sont, en général, cotées en pourcentage de leur valeur nominale en tenant compte du dernier coupon couru (c’est-à-dire la valeur du coupon pendant la période allant de la date de remise du dernier coupon distribué et la date d’achat de l’obligation).

Des frais, variables suivant l’établissement choisi et le montant du portefeuille, sont prélevés.

BON À SAVOIR

Il est possible d’acheter des obligations au sein d’une SICAV* ou de Fonds communs de placement*. Ces organismes se chargent du choix des titres et de leur gestion.

  • Obligations

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