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Auto-écoles

Faut-il obligatoirement passer par une auto-école pour obtenir un permis de conduire ?

Non, la réglementation ne l’exige pas. Mais les conditions à remplir pour se présenter en candidat libre au permis de conduire sont telles qu’il est impossible, dans la majorité des cas, de se passer de l’auto-école. En effet, l’apprentissage en candidat libre doit se faire sur un véhicule équipé d’un double dispositif de commandes, d’un panneau portant la mention « apprentissage » placé sur le toit ou de l’inscription « apprentissage » placée à l’avant et à l’arrière de façon nettement visible pour les autres usagers de la route. De tels véhicules peuvent être loués.

L’apprenti conducteur doit avoir au moins 15 ans, être titulaire d’un formulaire de demande de permis de conduire validé par le préfet et d’un livret d’apprentissage. Cette inscription entraîne l’attribution d’un numéro d’enregistrement préfectoral harmonisé (NEPH). L’apprenti est sous la surveillance directe et constante de l’accompagnateur. Celui-ci veille au respect des règles de sécurité du Code de la route. Il doit être titulaire, depuis au moins 5 ans sans interruption, du permis de conduire correspondant à la catégorie du véhicule utilisé. Il doit avoir suivi la formation obligatoire (7 h minimum) le préparant à cette fonction et avoir en poche l’attestation le certifiant.

Pas question de rouler sans une assurance couvrant sans limite les dommages pouvant résulter d’accidents causés aux autres ainsi qu’aux personnes transportées pendant la formation ou lors du passage de l’examen.

Des prestataires privés, agréés par l’État, peuvent, depuis un certain temps, faire passer l’épreuve théorique du permis de conduire (appelée communément « code ») : La Poste, Bureau Veritas, Pearson Vue. Ils offrent la possibilité de réserver sur leurs sites respectifs une place dans un centre d’examen. Le code NEPH (numéro d’enregistrement préfectoral harmonisé) est indispensable pour s’inscrire. Pour l’obtenir, il suffit de se rendre sur le site : https://permisdeconduire.ants.gouv.fr.

Comment choisir son auto-école ?

Un bon critère de choix consiste à tenir compte des taux de réussite des candidats aux épreuves du permis de conduire.

On se renseignera aussi sur les tarifs des cours (qui doivent être obligatoirement affichés), variables selon les auto-écoles.

Les forfaits trop bon marché ne sont pas conseillés. On doit également éviter les auto-écoles qui exigent d’avance un paiement intégral des leçons de code ou de conduite.

L’auto-école doit proposer un contrat-type pour le permis B, qui établit les conditions et les modalités de l’enseignement de la conduite et de la sécurité routière. Les tarifs, les prix et les clauses du contrat ne sont pas révisables pendant toute sa durée (sauf changements législatifs ou réglementaires). La date de prise d’effet du contrat ainsi que sa durée doivent y être mentionnées. Une évaluation préalable du candidat est obligatoire avant de signer. Ce contrat-type doit faciliter la mise en concurrence des auto-écoles.

À NOTER

Pour permettre à tous les jeunes de 15 à 25 ans de passer le permis A (moto de plus de 125 cm3) ou B, les établissements financiers, banques, assureurs, etc., peuvent proposer des formules « Permis à 1 € par jour ». Le jeune contacte une auto-école partenaire de cette formule et disposant du label « qualité des formations au sein des écoles de conduite », qui évalue son besoin de formation et établit un devis de 800, 1 000 ou 1 200 €. Le jeune se rapproche ensuite de l’établissement financier qui avance l’argent, l’État payant les intérêts. Lorsque les fonds sont débloqués, le remboursement du prêt sans intérêt commence à hauteur de 30 € par mois pendant une période comprise entre 26 et 40 mois.

Le dispositif est ouvert aux candidats qui reprennent une formation après avoir connu un premier échec lors de l’examen du permis de conduire. Par ailleurs, ceux qui ont déjà souscrit un tel prêt peuvent, en cas d’échec, bénéficier d’un prêt « complémentaire » de 300 € afin de pouvoir se représenter à l’épreuve.

Autre solution pour financer son permis : utiliser son compte personnel de formation. Cette possibilité s’adresse à tout actif en situation d’emploi ou en recherche d’emploi, à condition que l’obtention du permis soit nécessaire à la réalisation d’un projet professionnel ou à la sécurisation d’un parcours professionnel. À ce titre, l’intéressé doit remettre une attestation sur l’honneur allant dans ce sens et garantir qu’il ne fait pas l’objet d’une suspension de son permis de conduire ou d’une interdiction de conduire.

Il faut, en outre :

  • s’inscrire dans un organisme spécialisé dans « l’enseignement de la conduite à titre onéreux et la sensibilisation à la sécurité routière » disposant d’un agrément préfectoral ;
  • préparer l’épreuve théorique (le code) et l’épreuve pratique pour la conduite en vue de l’obtention du permis B, C1, C, D1, C1E, CE, D1E, DE. Tous les autres permis (scooter, moto, bateau) ne sont pas finançables via le compte personnel de formation.

Les écoles de conduite doivent répondre aux critères de qualité propres aux organismes de formation.

Enfin, il faut savoir que différentes méthodes de préparation au permis sont possibles et que toutes les auto-écoles ne sont pas en mesure de les offrir.

À NOTER

Certaines auto-écoles ont choisi la qualité et sont reconnues par un organisme particulier. Elles affichent le logo Qualicert.

Quelles sont les différentes méthodes de préparation au permis ?

L’enseignement classique

C’est la formule pratiquée par toutes les auto-écoles.

Les cours de code sont collectifs, les leçons de conduite individuelles. Certaines d’entre elles peuvent être réalisées sur des simulateurs (10 heures maximum sur les 20 heures minimum exigées par la réglementation). Les rendez-vous sont fixés par accord entre le candidat et l’auto-école. Le choix du moment de présentation de l’élève aux épreuves est décidé par l’auto-école, lorsqu’elle estime qu’il est prêt à les subir avec succès.

Le paiement s’effectue à la fin de chaque leçon ; on n’a donc pas de grosses sommes à débourser sur-le-champ. C’est aussi la formule la moins chère.

On peut changer d’auto-école à tout moment si l’on n’est pas satisfait et rentrer en possession de son livret d’apprentissage et de son dossier de candidature à l’examen ; l’auto-école n’a pas le droit d’en refuser la restitution.

En revanche, il faut savoir que cette formule est la moins rapide.

La durée de préparation peut s’étaler sur de longs mois. Le candidat peut avoir l’impression que l’auto-école a intérêt à retarder le plus possible la date de présentation à l’examen pour augmenter le nombre de leçons.

Le contrat de formation au forfait

C’est une formule de plus en plus souvent proposée par les auto-écoles.

Le candidat s’engage à suivre un cycle complet d’enseignement dispensé moyennant le versement d’une somme forfaitaire. Aucun supplément ne devra être payé à l’issue des leçons. À la signature du contrat, un calendrier de rendez-vous comprenant au moins quatre leçons par semaine est établi (les rendez-vous manqués par le candidat ne sont pas remboursés).

En cas d’échec, le contrat peut prévoir qu’un complément de formation sera dispensé sans supplément de prix ; le candidat pourra de nouveau être présenté jusqu’à quatre fois aux épreuves théoriques et pratiques. Si un supplément de prix est nécessaire, il doit être indiqué dans le contrat signé initialement.

Cette formule coûte plus cher que l’enseignement classique (de plus, la somme à débourser est versée en une seule fois).

L’apprentissage anticipé de la conduite

Cette formule permet à tout jeune, dès l’âge de 15 ans, de découvrir la conduite. Pour plus de renseignements, voir la question suivante.

L’apprentissage supervisé de la conduite

Cette formule permet à toute personne de plus de 18 ans, inscrite dans une école de conduite, de compléter sa formation initiale par une phase de conduite accompagnée. Elle doit avoir réussi le code et avoir suivi au moins 20 heures de conduite en école de conduite. L’enseignant autorise le candidat à opter pour cette formule en fonction de son degré de maîtrise du véhicule, de ses compétences et de son comportement au volant. Le candidat doit obtenir l’accord préalable de sa compagnie d’assurances. Il peut ainsi acquérir davantage d’expérience à moindre coût : 1 000 km à faire sur 3 mois.

Le permis pour une boîte automatique

La durée minimale obligatoire de l’apprentissage de la conduite sur une voiture dotée d’une boîte automatique est de 13 heures (dont 3 au maximum sur simulateur). Une fois ce permis obtenu, le conducteur doit attendre au moins 3 mois pour s’inscrire à une formation payante de 7 heures dans une auto-école pour conduire un véhicule ayant une boîte manuelle.

Quelles spécificités pour le permis moto ?

Depuis le 1/3/2020, le permis moto comprend :

  • l’épreuve du code : elle n’est plus commune aux futurs conducteurs de moto et de voiture. Le permis moto exige désormais « l’examen théorique motocyclette » (ETM). Le candidat doit répondre correctement à 35 questions sur 40. Une fois obtenue, l’ETM est valable pendant 5 ans ;
  • l’épreuve pratique hors circulation : elle dure 10 minutes et consiste en un parcours qui enchaîne 6 manœuvres, incluant un déplacement de la moto sans moteur et à vitesse réduite, avec ou sans passager, un freinage d’urgence, un évitement, un slalom ;
  • l’épreuve pratique en circulation : elle durée 40 minutes. Il faut obtenir au moins 21 points sur les 27 et ne pas commettre d’erreur éliminatoire.
    Date de dernière mise à jour: 19/02/2022 PARTAGER SUR

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